Impacts de modifications en matière d’indexation

Des pistes d’adaptation des mécanicismes d’indexation fuitent dans la presse. 

Le but de cette note n’est pas de se prononcer sur le fond de ces orientations mais de proposer des ordres de grandeur de quelques impacts.

NB : Il s’agit bien d’ordres de grandeur, dépendants des hypothèses clairement expliquées dans le texte pour ce qui est de l’évolution des prix et des modalités d’indexation. En outre, ce sont des estimations ex-ante, c’est-à-dire qui ne tiennent pas compte des effets induits, par exemple un recul des recettes public suite à la baisse de la consommation.

Si on fait l’hypothèse que l’indexation en début d’année se met en place en janvier 2027, voici comment serait indexé le salaire brut médian (4.000 €/mois au 1er janvier 2025) qui suivrait les règles du secteur public.  

Une fois le choc de 2026 absorbé (aucune indexation en cours d’année en attendant la mise en place de l’annualisation au 1er janvier 2027), l’évolution des salaires reprend son cours, mais à un niveau inférieur.

Si on prend l’hypothèse d’une salaire annuel net de 30.000 € en 2025, ces évolutions conduisent à une perte cumulée d’environ 1.450 € du pouvoir d’achat sur la période 2026-2029.

Voici comment évoluerait la masse salariale brute sur base des trois mêmes hypothèses d’indexation. La masse salariale brute diminuerait d’environ 3,9 milliards en moyenne par an au cours de la période de 2026 à 2029, soit environ -1,5%.  

Enfin, le tableau ci-après propose une estimation du gain budgétaire annuel d’ici 2029 s’il y avait un saut d’index pour les prestations sociales en 2026et reprise du mécanisme « normal » à partir de 2027.

Plus dans la note ici.

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